Le Contrat de Travail du Joueur Pro (CDD Esport)
Le CDD esport
Pour protéger les joueurs et professionnaliser le milieu, le droit français a instauré un cadre strict. Voici ce que vous devez savoir avant de signer.
1. Qu'est-ce que le CDD Esport ?
Issu de la loi de 2016, ce contrat déroge au Code du Travail classique pour s'adapter à la saisonnalité des compétitions. Il est obligatoire pour toute relation de travail subordonnée contre rémunération.
2. Quelles sont les mentions obligatoires ?
Tout contrat sérieux proposé par une structure doit comporter :
L'identité des parties : Association ou société agréée par le ministère.
La désignation du jeu : Vous êtes recruté pour un titre précis (ex: Valorant).
La durée du contrat : Minimum 12 mois (ou la durée de la saison restante), maximum 5 ans.
La rémunération : Salaire fixe, primes de résultats et éventuels droits à l'image.
3. Quels sont les points de vigilance (Red Flags) ?
Absence d'agrément : Si la structure n'a pas l'agrément ministériel, elle ne peut pas légalement vous faire signer un CDD Esport.
Clauses de cession de droits abusives : Vérifiez que vous restez maître de votre image personnelle en dehors des activités de l'équipe.
Le Buy-out (Clause de rachat) : Le montant que l'équipe demande pour vous laisser partir avant la fin du contrat. Il doit être proportionné à votre salaire.
4. Les obligations du joueur et de l'employeur
Pour le Joueur :
Participation aux entraînements et matchs
Respect de la charte de l'équipe (comportement)
Port des équipements (maillots) des sponsors.
Pour la Structure (Employeur) :
Versement régulier du salaire et charges sociales.
Mise à disposition de matériel et locaux adaptés.
Suivi médical et protection de la santé physique/mentale.