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Bilan chiffré de la stratégie nationale eSport 2020-2025

Par STAFF ESPORT
Publié il y a 2 jours
Dernière mise à jour : 11/02/2026

Quel bilan pour la stratégie gouvernementale esport ?

Quel était l'objectif initial de la stratégie gouvernementale ?

Lancée en 2019, la stratégie nationale visait à faire de la France le leader européen de l'esport à l'horizon 2025. Elle s'articulait autour de quatre axes : promouvoir une pratique responsable, créer des parcours de formation, soutenir le développement des acteurs français et renforcer l'attractivité internationale du territoire.


1. La stratégie 2020-2025 a-t-elle porté ses fruits ?

Le bilan au début de l'année 2026 est globalement positif. La France a réussi à structurer sa filière en clarifiant le statut du joueur professionnel et en accueillant des événements planétaires. La reconnaissance institutionnelle a permis de passer d'une activité de niche à une véritable industrie économique reconnue par l'État.


2. Quels sont les chiffres clés de l'esport en France en 2026 ?

En 2026, l'esport français a franchi des paliers historiques. Le secteur emploie désormais plus de 1 200 équivalents temps plein (ETP). Le chiffre d’affaires global de la filière dépasse les 160 millions d'euros, porté par une professionnalisation accrue des structures de "Tier 1" et un mécénat privé en forte hausse.


3. Comment a évolué le nombre de pratiquants entre 2020 et 2026 ?

La base de pratiquants a explosé. En 2020, on comptait environ 1,3 million d'esportifs amateurs. En 2026, selon les dernières projections basées sur le baromètre France Esports, ce chiffre a doublé pour atteindre près de 2,8 millions de joueurs participant à des compétitions organisées, en ligne ou en physique.


4. Quelle est la comparaison du chiffre d'affaires 2020 vs 2026 ?

L'évolution financière est spectaculaire. En 2020, le chiffre d'affaires du secteur était estimé à environ 50 millions d'euros. En 2026, avec une croissance annuelle moyenne supérieure à 15 %, les revenus ont plus que triplé, portés par les droits de diffusion, le sponsoring et la billetterie des grands événements.

  • Chiffre d'affaires 2020 : ~50 M€

  • Chiffre d'affaires 2026 (estimé) : ~165 M€

  • Croissance totale : +230 %


5. Quel rôle ont joué les Jeux Olympiques de Paris dans ce succès ?

L'héritage des JOP de Paris a servi de catalyseur. En intégrant l'esport dans les discussions olympiques et en accueillant des événements précurseurs comme l'Olympic Esports Week, la France a validé son savoir-faire technique. Cela a attiré des investisseurs internationaux qui privilégient désormais Paris comme hub européen majeur.


6. Les formations spécialisées sont-elles devenues la norme ?

Le volet formation a radicalement évolué. En 2020, peu d'écoles étaient reconnues ; en 2026, des parcours de "sport-études" esportifs existent dans plusieurs académies. L'implication de l'INSEP dans la haute performance a permis d'aligner la préparation mentale et physique des joueurs pro sur celle des athlètes traditionnels.


7. La mixité a-t-elle progressé dans les chiffres officiels ?

C'est l'un des points de vigilance de la stratégie. Si en 2020, les femmes représentaient une part minoritaire des compétiteurs (moins de 10 %), les initiatives comme "Esport au Féminin" ont porté la participation féminine à près de 20 % dans les circuits amateurs en 2026, bien que la marge de progression reste importante.


8. Quelles sont les sources gouvernementales qui attestent de ces chiffres ?

Les données s'appuient sur les rapports annuels de la Direction Générale des Entreprises (DGE) et l'Observatoire économique de l'esport. Le Ministère des Sports et l'association France Esports publient également des baromètres consolidés qui servent de référence pour mesurer l'impact social et économique de la pratique en France.


9. Le statut de joueur professionnel est-il enfin stable ?

Le CDD Esport, introduit par la loi Numérique de 2016, est devenu le standard. En 2026, plus de 250 joueurs bénéficient de ce cadre protecteur, contre moins de 190 en 2020. Cela garantit une protection sociale, un salaire minimum et encadre strictement le temps de travail et d'entraînement.


10. Quelles sont les prochaines étapes après 2025 ?

L'État prépare déjà la "Stratégie 2030". L'accent sera mis sur la décentralisation : faire de chaque région un pôle d'excellence esportive. L'objectif est de réduire la dépendance à Paris en soutenant les clubs locaux et les stades dédiés à l'esport (esport arenas) sur tout le territoire.


FAQ : Tout comprendre en 5 questions

1. L'esport est-il considéré comme un sport officiel en France en 2026 ?
Juridiquement, l'esport reste régi par le Code de la Sécurité Intérieure et le Code du Travail, et non par le Code du Sport. Toutefois, l'assimilation administrative est quasi complète, notamment via l'implication du Ministère des Sports et le recours aux visas "Passeport Talent" pour les joueurs étrangers.
2. Combien gagne un joueur pro moyen en France en 2026 ?
Le salaire varie énormément selon le jeu et la division. En LFL (League of Legends France), le salaire moyen oscille entre 3 000 € et 5 000 € brut mensuels. Dans le top mondial (Tier 1), les revenus peuvent dépasser les 15 000 € par mois, hors primes.
3. Peut-on encore créer une équipe esport associative ?
Oui, le tissu associatif reste le socle de la discipline. En 2026, on compte plus de 1 000 associations actives. L'agrément ministériel n'est requis que si vous souhaitez salarier des joueurs, mais la pratique amateur libre reste totalement accessible sous le régime de la loi 1901.
4. Quel est le jeu le plus porteur économiquement en France ?
League of Legends reste le leader incontesté en termes d'audience et de revenus publicitaires grâce à la structure de la LFL. Cependant, Valorant et Rocket League ont connu la plus forte progression entre 2020 et 2026 en France.
5. L'État subventionne-t-il directement les équipes ?
L'État ne subventionne pas directement les salaires des joueurs, mais il finance des infrastructures (hubs numériques), soutient l'export via Business France et propose des aides à la création d'événements via les collectivités territoriales et le CNC pour certains types de projets.